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Table ronde sur les idées préconçues – 15 février 2018

#Touslesinformaticiens
Table ronde sur les idées préconçues et les apriori sur les informaticiens organisée par un groupe d’étudiants de 2e année de master informatique du FIL, département informatique de l’université de Lille, a eu lieu le 15 février 2018 entre 12h30 et 13h30.

Les étudiants ont récolté des informations sur la perception des gens sur les métiers de l’informatique. Suite à cette étude, ils ont identifié des clichés qui persistent dans ce domaine en expansion, et que cela empêcherait certaines personnes de le rejoindre.

Nous avons eu le plaisir d’accueillir trois intervenantes issues du monde professionnel :

  • Zoé Maltet : Doctorante étudiant la représentation des genres, a exposé les facteurs conduisant à la faible proportion de femmes en Informatique
  • Delphine VASSEUR : chargé de recrutement chez Sopra Steria, est intervenue sur les carrières possibles en Informatique et le besoin d’embaucher plus de femmes dans ce domaine
  • Émeline Salomon : développeuse chez ISTYATECH, a présenté son expérience

Retrouvez :

Suite à la venue de Zoé Maltet, nous conseillons la lecture de

  • Trouble studies ~ La revue qui révèle le sens ~ / ERROR 404 PARITÉ NOT FOUND / N°1 – Printemps 2017
    https://troublestudies.wordpress.com/
    Ce numéro se compose de 29 articles scientifiques qui interrogent les représentations du numérique dans les productions culturelles contemporaines (séries, films, romans, etc.) à l’aune des questions de genre, mais aussi de classe, de sexualité ou encore d’âge.
    En s’intéressant à The Big Bang Theory, Millenium ou Ex_Machina, il met en avant que l’univers du numérique est majoritairement affilié aux hommes blancs hétérosexuels, dont les passionnés sont mis en scène en tant que « geeks » ou en tant que « hackers ». Même si ces deux figures partagent des caractéristiques communes — il s’agit d’hommes souvent solitaires qui ont des difficultés à communiquer avec ceux qui les entourent — le hacker est mis en scène plus positivement car, en plus d’être surdoué et puissant, il combat les injustices liées au système capitaliste. Le geek est à l’inverse présenté de façon plus dépréciée, en tant que grand enfant à la masculinité défaillante. Les différents articles mettent également en avant que les personnages féminins donnés à voir en tant que professionnels du numérique entretiennent une certaine proximité représentationnelle avec la figure du geek. Ceux-ci sont effectivement représentés à la féminité repoussoir, car « trop » masculine ou « trop » enfantine. Les femmes dont la performance de genre est, à l’inverse, valorisée dans et par les différents récits sont, quant à elles, généralement dissociées de l’univers des technologies de l’information et de la communication. En outre, quand elles sont adolescentes, elles sont présentées en tant que victimes privilégiées des dangers associés à internet et comme étant particulièrement fragiles et vulnérables.
    Les étudiant. e. s — dont l’investissement a été remarquable — ont ainsi mis à jour un certain nombre de rapports de pouvoir à l’œuvre dans les représentations médiatiques

L codent, L créent.. et exposent à LILLIAD samedi 25 mars 2017

La faible proportion des femmes dans les métiers de l’informatique constitue une problématique cruciale, identifiée depuis des années, sur laquelle il est difficile d’agir.

L’Université de Lille – Sciences & Technologies mène depuis trois ans une action très volontariste, par exemple avec la mise en place de bourses spécifiques destinées aux étudiantes s’engageant dans des formations en Informatique, bourses financées par le mécénat d’entreprises qui assurent également un tutorat des lauréates.

Les collectifs « ch’ti code » et « informatique au féminin » ont initié cette année une nouvelle action de médiation scientifique dans laquelle des étudiantes d’informatique initient des collégiennes de 4e et 3e à la programmation créative.
  
L’objectif de cette action est multiple : faire découvrir et démystifier la programmation informatique, montrer qu’elle est accessible à toutes, illustrer la puissance créative de la programmation dans un contexte artistique, et dans l’idéal, susciter des vocations au moment où les choix d’orientation se cristallisent.

Cette action se déroule sur un mois à raison de 2 séances de 45min par semaine durant la pause méridienne au sein de deux collèges de Villeneuve d’Ascq (Triolo et Simone de Beauvoir). L’activité est encadrée par des étudiantes informaticiennes (de DUT seconde année jusqu’à des doctorantes) qui accompagnent les collégiennes dans l’appropriation des concepts fondamentaux de la pensée informatique et la création de leur œuvre: un tableau et/ou une animation.

À l’issue des séances, une exposition aura lieu le samedi 25 mars à partir de 9h15 à LILLIAD, Learning center Innovation de l’Université de Lille. Les collégiennes et leurs familles seront accueillies par les enseignants-chercheurs à l’origine de ce projet et des entreprises partenaires qui agissent pour voir le nombre de collaboratrices femmes augmenter dans leurs équipes. Ensuite, deux doctorantes en informatique décriront leur parcours et leurs travaux de recherche en lien avec le domaine artistique. Enfin, les travaux réalisés par les collégiennes seront exposés à LILLIAD. Ce sera l’occasion également pour les familles de découvrir le campus Cité Scientifique de l’Université de Lille et LILLIAD, un nouvel espace de rencontre et de circulation des savoirs.

Contact: Maude PUPIN, Philippe MARQUET & Yann SECQ
(chticode@univ-lille1.fr)

Exposition le samedi 25 mars de 9h15 à 11h30 à LILLIAD
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